michel-escatafa...'s profileMichel ESCATAFAL SPORTPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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January 05 A propos du mercato...On ne peut pas écouter une émission sportive en ce moment sans que l’on parle du mercato de football. Donc, première question : à quoi sert ce mercato ? Réponse, le plus souvent pas à grand-chose, même si parfois il permet à un joueur de « rebondir ». Il permet aussi à certains clubs de se renforcer à bon marché avec des joueurs qui ne jouent pas et qui veulent se relancer. Parfois, ces joueurs changent de club dans le seul et unique but de conserver leur place en Equipe de France. Ce fut le cas par exemple de Dugarry en 1997, quand ayant participé à seulement 7 matches en 1997 avec Barcelone, de surcroît à un poste qui n’était pas le sien, il décida de quitter le F.C. Barcelone pour rejoindre l’Olympique de Marseille. Ce fut une bonne décision, puisqu’il participa finalement à la Coupe du Monde 1998, ce qui lui valut d’être la même année Champion d’Espagne et Champion du Monde. C’est ce qui s’appelle une saison bien remplie, alors qu’elle avait pourtant commencé sur de mauvaises bases. Cependant, tous les joueurs n’ont pas le talent, ni la réussite de Dugarry et beaucoup de joueurs ayant changé de club en milieu d’année l’ont fait sans grand succès. Espérons pour l’Equipe de France que Lassana Diarra trouvera une solution à son problème actuel avec Arsenal. En effet, comme Dugarry en 1997, Diarra joue peu et pas toujours à son meilleur poste. Or s’il veut participer à la phase finale de L’Euro en Suisse et Autriche, il faut qu’il joue régulièrement. L’histoire de Diarra me fait penser à celle de nombreux footballeurs décidant de quitter leur club français, dans lequel généralement ils sont titulaires, pour arriver dans un club plus huppé, mais où règne une concurrence souvent féroce. Certes, la situation n’a rien de déshonorant d’être remplaçant à Chelsea, Barcelone, Madrid, Milan ou Turin. Simplement, c’est une situation peu facile à accepter quelque soit le statut du joueur. Chevchenko par exemple, le Ballon d’Or de 2004, a quitté l’AC Milan où il était quasiment déifié pour signer un contrat à Chelsea en 2006. Or qu’arriva-t-il ? Tout Ballon d’Or qu’il fut, Chevchenko a plus souvent été remplaçant que titulaire dans la galaxie de Chelsea, barré qu’il est par Didier Drogba. Il profite d’ailleurs assez bien de l’absence du buteur franco-ivoirien pour se remettre un peu en confiance, avant sans doute de faire ses valises l’été venu. Cela étant, si après avoir été remplaçant pendant deux saisons, on se bat encore pour faire signer un contrat à Chevchenko, il en va différemment pour de jeunes joueurs qui n’ont rien prouvé. Et c’est souvent le cas pour tous ces jeunes gens, souvent internationaux espoirs, qui quittent leur pays pour l’Eldorado anglais, espagnol ou Italien. Notre football fourmille d’exemples de joueurs qui se retrouvent 4 ou 5 ans après en Ligue 2 après être parti à 19 ou 20 ans dans un grand club. Citons pêle-mêle parmi les « grands flops » les noms de Sinama-Pongolle, Le Tallec, Meghni, ou Gourcuff. Tous ces jeunes joueurs talentueux ont gâché leur chance de faire une belle carrière pour être parti trop tôt. Toutefois, certains joueurs ont bien réussi le jour où ils sont partis, mais il s’agit généralement de très grands joueurs. Dans le passé, Kopa mais aussi Muller ont très bien réussi au Real ou à Barcelone, Kopa étant même l’atout majeur du Real Madrid après Di Stefano. Plus tard Michel Platini deviendra l’idole de Turin à la Juventus où s’illustrera un autre grand attaquant, David Trézéguet. A la même époque la quasi-totalité des champions du Monde et d’Europe de 1998 et 2000, Zidane et Henry en tête, feront carrière dans les plus grandes équipes italiennes, espagnoles, anglaises ou allemandes. Mais tout le monde n’a pas le talent de ces joueurs où de ceux de l’actuelle génération comme Gallas, Abidal, Malouda, Sagnol ou Ribéry. Rien que des grands noms qui auraient pu réussir partout. En résumé, je souhaite de tout cœur que ces jeunes gens réfléchissent longuement avant de s’engager dans une équipe où la concurrence est de règle, parce qu’elle possède dans son effectif 15 ou 20 internationaux. Il vaut mieux être bon et jouer à Lens, Saint-Etienne ou Bordeaux plutôt que côtoyer à l’entraînement les meilleurs joueurs de la planète, sans jamais les accompagner sur le terrain. Je souhaite aussi que les clubs français fassent les efforts suffisants pour garder leurs meilleurs joueurs, au lieu de les former pour les voir partir peu après contre une bonne soulte d’argent. N’oublions pas que Didier Drogba voulait rester à Marseille, mais les dirigeants de l’OM ont préféré le vendre pour 34 millions d’euros à Chelsea. Certes, le joueur a acquis une énorme dimension dans son nouveau club, mais qu’a fait l’OM de tout cet argent ? La question pourrait se poser aussi à propos de Ribéry. Mais l’OM n’est pas seul dans ce cas. Michel Escatafal December 27 Un coucher de soleil à BerneSandor Kocsis en 1953, surnommé Tête d'Or, membre de la grande Equipe de Hongrie
Il y a des images dans la vie qui nous marquent plus que d’autres et le sport, pour ceux qui l’aiment évidemment, est un vivier extrêmement riche à ce sujet. Par exemple, chaque fois que j’ai des difficultés à voir devant moi à cause du soleil couchant, je ne cesse de penser à la finale de la Coupe d’Europe de 1961 à Berne opposant le F.C. Barcelone au Benfica de Lisbonne. Pour mémoire, je rappellerai que le club catalan était archi favori de cette finale, ne serait-ce que parce qu’il avait éliminé le grand Real Madrid (déjà 5 victoires en finale). Ce dernier, il faut bien le dire, arrivait en fin de cycle parce que ses meilleurs joueurs étaient soient partis, soient surtout trop âgés, ce qui ne l’avait pas empêché d’avoir pulvérisé en finale l’année d’avant l’Eintracht Francfort, le champion d’Allemagne (7 à 3). Par parenthèse, je dis cela pour les plus jeunes, à l’époque la Ligue des Champions n’existait pas, et seul le champion du pays avait le droit de représenter sa ligue, la seule exception étant que le vainqueur de la Coupe d’Europe était automatiquement qualifié pour l’année suivante. Aujourd’hui, depuis 1992 il peut y avoir jusqu’à 4 clubs par pays, ce qui dénature quelque peu la compétition et empêche certains pays d’y participer, malgré les efforts faits par Michel Platini pour essayer d’aménager le système. Pas facile car les grands clubs connaissent leur pouvoir. Mais revenons donc à ce soleil couchant du 31 mai 1961. S’affrontaient le champion d’Espagne et le champion du Portugal, deux équipes dont l’une (le FC Barcelone) regroupait 5 ou 6 des meilleurs joueurs de la planète à savoir, le gardien Ramallets qui devait avoir 40 ans, plus un grand joueur brésilien Evaristo (avant-centre), le meilleur joueur espagnol et européen de l’époque Suarez, un joueur ayant eu la particularité de porter le maillot de 3 équipes nationales différentes (Kubala), et deux attaquants (Kocsis et Czibor) ex-membres de ce que beaucoup considèrent encore de nos jours comme la plus grande équipe de tous les temps, la grande Hongrie des années 50 avec ses Grosics, Boszik, Lorant, Hidejkuti, ou Puskas. En face, il y avait Benfica avec certes des grands joueurs, mais pour la plupart encore inconnus du grand public (Costa Pereira, Neto, Cruz, Coluna, Cavem, Aguas) à l’exception de l’ailier droit Augusto. Ils devaient donc se faire manger par l’ogre catalan, mais il n’en fut rien bien au contraire. En effet, alors que Kocsis, le meilleur joueur de tête que le football ait connu, avait ouvert le score, les Portugais égalisèrent avant que Ramallets, pourtant un très grand gardien, ne soit gêné par le soleil couchant et encaisse un but « casquette » qui allait décider du sort du match. En effet, malgré les efforts des Catalans qui en outre tirèrent plusieurs fois sur les poteaux ou la barre, Benfica l’emporta par 3 buts à 2. Il récidivera d’ailleurs l’année suivante en battant le Real en finale par 5 buts à 3. Le FC Barcelone en revanche ne se remettra pas avant de longues années de cette défaite qui marquera la fin de la génération dorée des ex-Hongrois. Il remportera sa première victoire en 1992. Voilà ce que me rappelle constamment un coucher de soleil, que je sois à pied ou en voiture : l’erreur de Ramallets à Berne, terrain maudit pour les Hongrois présents sur le terrain qui avaient perdu à la surprise générale la finale de la Coupe du Monde 1954 contre l’Allemagne. Cela dit, je suis persuadé que sans les évènements de Budapest en 1956, et l’exode de leurs meilleurs joueurs, ils auraient gagné celle de 1958 en Suède. Michel Escatafal |
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