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Michel ESCATAFAL SPORTEn avant le sport français |
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July 04 Pour informationPour ceux qui viennent sur ce site, je vous informe que j'écris désormais mes articles sur le sport à l'adresse suivante : http://mesca-sport.hautetfort.com. Merci d'en prendre note. A bientôt. Michel escatafal May 11 Résultats de la première étape du Giro 2008
Je ne vais pas vous donner les résultats de chaque étape du tour d’Italie, mais hier la première étape a été remportée par l’équipe américaine Slipstream qui a fait du cyclisme propre son cheval de bataille. Cela prouve que l’on peut gagner sans tricher, et que le vélo est vraiment devenu un sport crédible en matière d’éthique. N’oublions pas que Slipstream a battu les meilleures équipes du peloton, puisque le Giro édition 2008 rassemble les meilleurs coureurs et les meilleures équipes. Certes, Slipstream est d’abord une équipe de grands rouleurs avec Backstead, Millar,, Vandevelde et Zabriskie. Il n’empêche, elle a remporté une magnifique victoire, et pour la première fois depuis vingt ans un Américain portera le maillot rose au départ de Cefalu. Quelle merveilleuse récompense pour eux et pour tous ceux qui aiment le vélo ! Un dernier mot enfin : Millar qui a avoué s’être dopé et qui a fait de la lutte contre le dopage sa raison de continuer à courir a affirmé hier qu’actuellement le dopage a presque disparu du peloton. En effet, s’il admet que quelques uns réussissent encore à passer à travers les mailles du filet, il est convaincu que la grande majorité des coureurs ne se dopent pas ou plus. Voilà qui est réconfortant et c’est pour cela que ceux qui aiment le vélo doivent continuer à le défendre bec et ongles. Michel Escatafal Un plateau de rêve pour le Giro 2008Le Giro 2008 présente à coup sûr cette année un plateau exceptionnel, qui n’est pas sans rappeler ceux du passé, à l’époque où une victoire dans le Tour d’Italie valait largement une victoire dans le Tour de France. C’était le cas dans les années 40, 50, 60,70 et même 80 et 90. En revanche, depuis la fin des années 90 jusqu’à l’an passé, beaucoup pensaient que le Tour avait définitivement relégué le Giro dans l’ombre. Et bien cette année ce ne sera pas le cas, et l’on peut prévoir quelques batailles somptueuses dans les Dolomites ou dans les contre-la-montre, à l’image de ce qui s’était passé dans quelques éditions demeurées célèbres à tout jamais.
On se rappellera les duels extraordinaires que se sont livrés Fausto Coppi et Gino Bartali en 1949, ou encore le même Fausto Coppi et Hugo Koblet en 1953, Nencini et Bobet en 1957, Charly Gaul et Anquetil en 1959, Merckx et Gimondi en 1970 et 73, Merckx et Fuente en 1972, Moser et Fignon en 1984, Hinault et Moser en 1985, Indurain et Chiapucci en 1992, pour ne citer que ceux qui ont été les plus marquants. Il faut noter à ce propos que ces affrontements que nous venons d’évoquer concernaient les meilleurs coureurs de l’époque, ce que les Italiens appellent des fuoriclasse. Si nous revenons en 2008, nous aurons demain au départ du Giro les meilleurs spécialistes des grandes courses à étapes, à l’exception de Damiano Cunego (vainqueur du Giro 2004), de Cadel Evans et de Carlos Sastre, ces deux derniers n’ayant toutefois jamais remporté ni le Tour de France, ni le Tour d’Italie, ni le Tour d’Espagne, ni même le Tour de Suisse. En revanche l’organisateur du Giro 2008 peut s’enorgueillir d’avoir dans sa liste des engagés, les vainqueurs des 4 grands tours en 2007, mais aussi tous les vainqueurs du Giro depuis 2000 sauf Cunego et Basso qui est suspendu jusqu’en octobre. A cette liste s’ajoutent aussi Kloden qui vient de remporter le Tour de Romandie et qui a terminé deux fois 2è du Tour de France, sans oublier Leipheimer qui a fini 3è l’an passé de ce même Tour de France. Par ailleurs, malgré l’absence de Petacchi, il y a quantité de très bons sprinters comme Mac Ewen, Bennati, O’Grady, Hondo, Cavendish ou Zabel, plus quelques grands rouleurs comme Zabriskie, Millar, Wiggins, sans oublier le vainqueur de Paris-Nice, Rebellin, ou des coureurs comme Bettini, le champion du monde, Jens Voigt, Rico le grand espoir italien ou le russe Efimkin. Bref, un plateau de rêve, alors que celui du Tour de France apparaît bien maigrelet en comparaison. Comment en est-on arrivé là ? En fait, cela pendait au nez des organisateurs d’ASO , car pour ma part je n’ai jamais cru que la solidarité des organisateurs des grands tours irait jusqu’à se priver des meilleurs coureurs du peloton. De plus, quelle aubaine pour Angelo Zomegnan, le directeur du Giro, que de pouvoir redonner à peu de frais tout son lustre à son épreuve. Il l’a fait d’autant plus volontiers, qu’il n’était pas question non plus pour les organisateurs du Tour d’Espagne de se priver de Contador pour la prochaine édition de la Vuelta. Dans cette affaire ASO, l’organisateur du Tour, se retrouve plus isolé que jamais au grand plaisir de l’Union Cycliste Internationale, qui s’est réjouie de voir tous les meilleurs coureurs ou presque disputer le Giro et, surtout, infliger un camouflet à ASO. Il est à craindre pour cette dernière que ce ne soit pas le dernier, même si les arguments pour refuser l’engagement de quelques équipes ayant eu maille à partir avec le dopage peuvent se justifier sur le plan de l’éthique. Malgré tout, heureusement pour ASO qu’ils sont propriétaires de grandes classiques comme Paris-Roubaix, Paris-Tours ou les Ardennaises! Tout ceci nous permet de souhaiter une nouvelle fois que le monde du cyclisme retrouve son unité. Tout le monde doit travailler ensemble, les organisateurs, les fédérations, les sponsors et les coureurs afin de redonner au cyclisme toutes ses lettres de noblesse. N’oublions pas que c’est le seul sport offrant un spectacle gratuit à des millions de spectateurs massés sur les routes européennes, américaines, australiennes et aujourd’hui africaines. Alors, avec un peu de bonne volonté venant de toutes les parties, l’énergie mise pour rendre le cyclisme à la fois propre et attractif sera couronnée de succès. Il aura d’autant plus de mérite qu’il est le seul à faire autant d’effort en ce sens. Michel Escatafal May 08 Pauvre tennis français !En lisant les journaux ce matin, je viens de découvrir que Richard Gasquet vient de gagner un match à Rome...en double avec Santoro, contre une paire italienne quasi inconnue. Décidément le tennis français reste le temple des espoirs déçus. Chaque fois qu'un joueur réussit une grande performance, ce ne sont que cocoricos en se disant que cette fois on tient le successeur de Noah. Et puis, quelques tournois plus tard, ces joueurs retrouvent l'anonymat dans lequel ils semblent si bien se complaire.
Il y a peu, c'était Tsonga le successeur de Noah après sa finale à Melbourne, dépassant en espérance Gasquet lui-même. On oublie que Melbourne est le tournoi du Grand Chelem qui est le plus abordable pour nombre de joueurs, parce que c'est quasiment le premier de l'année, ce qui explique la réussite de certains. Même Johansson, un joueur suédois solide mais sans génie, l'a emporté en 2002. Arnaud Clément pour sa part avait été en finale en 2001, avant de se faire étriller par André Agassi, ce qui était normal parce que les grands restent des grands. Et eux gagnent toute l'année.
Pour revenir au cas Gasquet, rappelons qu'il a à peu près le même âge que Nadal et que tout le monde disait qu'en junior ils étaient quasiment au même niveau. Que sont-ils devenus? Nadal a déjà gagné 3 Roland-Garros et est numéro 2 mondial. Il a grandi et est parti à l'assaut de Roger Federer au risque d'empêcher ce dernier de gagner Roland-Garros et de ne pas réaliser le Grand Chelem. Combien de tournois majeurs aura-t-il gagné dans 5 ans? Sans doute 5 ou 6 ou 7 voire plus, ce qui hélas ne sera pas le cas de Gasquet à moins que dernier, qui est quand même très doué, ne se remette totalement en question et ne joue plus les divas à l'ombre de son père.
Pour les filles ce sera la même chose. Amélie Mauresmo et Mary Pierce retirées des courts, on ne verra pas de Françaises gagner Roland-Garros, Wimbledon, Melbourne ou Flishing Meadow. C'est comme cela et c'est dommage, mais est-ce que nous méritons mieux? Sans doute pas car pour nous Français, le tennis se limite à Roland-Garros, la Coupe Davis ou la Fed Cup quand nous sommes qualifiés. Cela veut dire que, contrairement à beaucoup d'autres pays, on ne voit jamais de tennis en dehors de ces évènements à la télévision. Si l'on veut voir la finale des autres tournois du Grand-Chelem, il faut avoir une parabole ou un abonnement à une chaîne cryptée, sauf si...un Français est en finale. Autant dire très rarement et, malheureusement, cela pourrait durer encore un bon moment, d'autant que même en Coupe Davis nous ne faisons plus illusion.
Michel Escatafal May 06 Deux boxeurs français champions d'Europe...Ainsi donc la France a deux champions d'Europe de boxe avec Bernard Inom (poids mouche) et Jean-Marc Monrose (poids lourd-légers), ce qui ne lui était plus arrivé depuis un moment. Cela étant que valent de nos jours des titres de champion d'Europe? J'aimerais dire que cela reste un titre européen, mais j'ai peur de mentir et de me mentir à moi-même, car de nos jours un titre européen en boxe est très dévalué. La faute à quoi ou à qui?
La faute au système qui a multiplié les catégories et les fédérations, même si c'est la seule EBU qui gère les championnats d'Europe. En effet, il y a aujourd'hui le double de catégories qu'à l'époque où la boxe était considérée comme un sport majeur, c'est à dire jusque dans les années 50 ou 60. Il y avait en effet à ce moment 8 catégories qui étaient les suivantes : poids mouches, poids plumes, poids coqs, poids légers, poids welters, poids moyens, poids mi-lourds et poids lourds. Aujourd'hui on a rajouté des super quelque chose pratiquement dans toutes les catégories. De plus, comme il y a quatre voire même cinq fédérations censées régir la boxe, cela fait une cinquantaine de ceintures mondiales. Je n'ose même plus dire champions du monde tellement ce vocable est surrané pour la boxe. Dans ces conditions, pour un boxeur d'aujourd'hui, il suffit d'avoir remporté quelques victoires pour avoir une chance dite mondiale. Bien entendu, les boxeurs qui pensent avoir cette chance ne sont pas intéressés par un championnat d'Europe. C'est comme cela qu'on se retrouve avec des titres européens très dévalués, alors qu'autrefois être champion d'Europe voulait vraiment dire quelque chose. Les Français ont eu quelques grands champions qui ont été de vrais champions d'Europe par le passé. Citons pêle-mêle en remontant jusque dans les années 50 des boxeurs comme Langlois, Charles Humez, Chérif Hamia, Alphonse Halimi qui fut champion du monde, Gracieux Lamperti, Jean Josselin, Roger Ménetrey, Jean-Claude Bouttier, Gratien Tonna, René Roques pour ne citer que les plus connus. Je sais que j'en oublie quelques uns, mais les noms que je viens de citer sont très parlants pour les plus anciens d'entre nous, car ces boxeurs étaient de très grande qualité et avaient tous obtenu une chance d'être champion du monde. Ensuite il y eut notamment Christophe Tiozzo et Laurent Boudouani qui furent en amateurs médaillés olympiques, ce qui est un gage de grande classe comme on peut le constater de nos jours avec Brahim Asloum. Cela dit Tiozzo, Boudouani et bien sûr Asloum n'appartiennent pas à la catégorie de ceux que j'ai cités en premier, car eux ont vécu ou vivent l'ère des multi champions du monde. Cette ère a tellement dévalué la boxe qu'on s'est retrouvé avec des boxeurs détenteurs de titres dans cinq catégories différentes. Certes ce n'était pas n'importe qui, puisque ces boxeurs qui auraient pu rivaliser avec les géants du passé s'appelaient Sugar Ray Leonard ou Thomas Hearns, mais cinq titres différents ça ne fait pas très sérieux même pour eux. Les géants dont je parlais (Robinson, Olson, Griffith etc) étaient déjà bien heureux quand ils avaient été champions du monde dans deux catégories différentes, alors on imagine quand on parle de cinq catégories... Voilà pourquoi, je crois qu'il faut simplement être satisfait de voir deux boxeurs français champions d'Europe, en espérant que l'un d'entre eux pourra aller un peu plus loin et décrocher une des multiples ceintures de leur catégorie comme l'ont fait les frères Tiozzo, Boudouani, Jacquot ou plus près de nous Monshipour ou Mormeck. Tous ces boxeurs étaient assez doués et auraient peut-être (ou sans doute) pu, pour quelques uns d'entre eux, décrocher une ceinture européenne il y a quelques décennies. C'est la raison pour laquelle les amateurs de boxe se rappellent leur nom. Espérons que dans dix ou vingt ans on se rappellera de Bernard Inom et Jean-Marc Monrose, car cela signifierait qu'ils ont fait une carrière honorable. Michel Escatafal |
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